MEMOIRE

   

     

Exposé des motifs justifiant une restructuration de
la carrière de l’expéditionnaire

  

 

  1. Relèvement des conditions d’études de 3 à 5 années d’études secondaires >> besoin de compensation («Nachholbedarf »)

En 1970 le niveau d’études a été relevé de 2 années d’études secondaires supplémentaires comme condition d’accès à la carrière de l’expéditionnaire (ancien régime: examen de passage - classe de 5ème / nouveau régime: 5 années d’études secondaires réussies ou bien réussite de l’examen de fin d’études secondaires techniques «régime technicien» classe de 13ème )

En effet, malgré une motion prise par la Chambre des Députés en date du 22 mars 1978 et diverses interventions de la part d’autres instances plaidant en faveur d’une restructuration de la carrière de l’expéditionnaire, aucune revalorisation n’a été réalisée jusqu’à ce jour.

  1. Valorisation du niveau d’études en général

Il devra être tenu compte du niveau d’études général des agents qui sont actuellement affectés à la carrière de l’expéditionnaire. En effet, il faut relever qu’à côté des expéditionnaires ayant accompli les 5 années d’études secondaires techniques requises il y en a un grand nombre qui sont détenteurs du diplôme de fin d’études secondaires techniques «régime technicien» - (technicien diplômé) ainsi que des expéditionnaires administratifs ayant réussi leur examen de fin d’études secondaires.

Dans le même contexte, il faut souligner qu’une majorité des candidats qui réussissent à passer avec succès les examens-concours pour l’accès à la carrière de l’expéditionnaire administratif, ont accompli plus que les 5 années d’études secondaires requises par la loi.

  1. Déséquilibre de la structure des salaires

Tandis que les expéditionnaires administratifs et techniques sont obligés soit d’avoir effectué 5 années d’études secondaires (techniques) soit d’avoir réussi l’examen de fin d’études secondaires techniques «régime technicien», les agents des carrières directement inférieures (p.ex. douaniers, cantonniers, facteurs) ne doivent seulement être détenteurs d’un certificat de fin d’études primaires ou avoir suffi à l’obligation scolaire dans un établissement d’études post-primaires. Malgré le surplus de 2-3 années d’études, l’écart barémique n’est que de 72 points indiciaires entre la carrière de l’expéditionnaire et celles mentionnées ci-dessus (fin de carrière). Par contre, il existe une différence de 132 points indiciaires (fin carrière) entre l’expéditionnaire administratif et la carrière directement supérieure à savoir celle du rédacteur ce qui constitue un écart considérable compte tenu de seulement 2 années d’études supplémentaires.

Vu cette situation discordante, la FGEC estime que la structure des salaires entre ces carrières est en déséquilibre d’autant plus que la carrière de l’expéditionnaire ne se développe que sur 5 grades (7 pour le rédacteur) et que les pourcentages d’avancement dans le cadre fermé ne sont fixés qu’à 35% (60% cantonnier/facteur; 41% rédacteurs, 59% conducteurs).

  1. Intégration de la prime à sujétions particulières dans le barème des salaires

Une prime à sujétions particulières a été attribuée à un nombre limité d’agents de la carrière de l’expéditionnaire en compensation de l’accroissement des charges et responsabilités à assumer et du déséquilibre existant entre les structures des traitements des expéditionnaires et ceux de l’artisan. Lors d’une éventuelle restructuration de la carrière, nous demandons donc l’intégration de la prime en question dans le barème des salaires.

  1. Programmes d’examen et formation

Les programmes des examens de fin de stage et de promotion ainsi que de la formation auprès de l’I.N.A.P. pour la carrière de l’expéditionnaire et les carrières directement supérieures (rédacteur, ingénieur technicien) ne diffèrent pas considérablement.

  1. Tâches et attributions

Les tâches incombant aux expéditionnaires ne se distinguent que légèrement des prestations effectuées par les agents des carrières directement supérieures.


En vertu des arguments formulés ci-dessus, la FGEC exige avec véhémence qu’une revalorisation de leur carrière, qui s’impose depuis longtemps, soit enfin réalisée dans le cadre de la prochaine révision des traitements.

 

En résumé nos doléances portent notamment sur :

   
  • le développement de la carrière sur 6 grades (p.ex. grades 5-12 selon régime actuel) avec la possibilité d’accéder directement au grade 12 pour les détenteurs d’un diplôme de fin d’études secondaires (techniques) tout en proposant une formation complémentaire adéquate aux agents ayant accompli les 5 années d’études secondaires requises afin de leur permettre également de bénéficier du grade dont question
  • le rehaussement du pourcentage d’avancement dans le cadre fermé
  • l’extension des grades de fin de carrière avec intégration de la prime à sujétions particulières dans le barème des salaires
  • l’adaptation des programmes de tous les examens au sein de la Fonction Publique aux exigences des études actuelles notamment par rapport aux récentes réformes de l’enseignement secondaire en général.
 

   

Luxembourg, octobre 2008